Keith McLaren est caddie. Il officie à St Andrews depuis 2014 et nous raconte l’art d’être caddie, en plus d’organiser des voyages golf en Écosse et ailleurs. Récit à la première personne de ce caddie qui officie où le golf moderne a pris pied.

Je ne pensais pas tout ce qu’impliquait de porter un sac de golf sur 18 trous. Mais depuis que je caddeye à St Andrews, j’ai des histoires à raconter. Les 5 heures que je passent à côté de mes client, peut être le moment le plus amusant ou heureux ou frustrant ou encore misérable. Bref tout ce qu’un parcours de golf peut apporter.

A St Andrews, il y a un peu près une centaine de caddies à plein temps et on constitue un groupe très hétéroclite ! Il y a bien sûr les caddies de carrière, plutôt rare en ces temps, qui peuvent être identifiés par leur look et leur abilité à fumer et à boire 15 pintes d’affilées. On peut d’ailleurs les retrouver au Cross Keys.

Et il y a les autres. Une autre variété présentant plusieurs profils; de fleuristes à réalisateurs de film. On a été pécheur et livreurs, banquiers, et profs.

Peu ont un bon niveau de golf même si la plupart sont des amateurs plutôt aguerris. Il n’y a d’ailleurs qu’à demander un “caddie mulligan” et voir le caddie taper le drive sur le tee de départ. Cela peut vouloir dire beaucoup.

La présentation de vos caddies sur le premier départ est quelque chose de complexe et intéressant à la fois. Pas seulement parce qu’un caddie expérimenté regardera la taille de votre sac de golf (et celui de votre portefeuille par la même occasion), il va essayer de jauger votre caractère, votre équilibre mental et vôtre état émotionnel actuel. Je ne plaisante pas. Cela est fondamental si l’on veut que les 5 prochaines heures se déroulent dans la joie, à la fois pour le caddie et le joueur.

Je me souviens très bien l’année dernière, le look d’un américain qui faisait parti d’un groupe du Texas et qui s’est dirigé droit sur un autre sac dans le groupe. Et en effet, j’avais raison. Il prenait le jeu bien trop au sérieux. Il a commencé à jetter ses clubs et à jurer contre son pauvre caddie qui a passer un sale quart d’heure. Et j’ai aussi un docteur vénézuelien qui jouait dans une compétition sur invitation. Il est bien parti et était très bavard même s’il puttait très mal. Nous sommes arrivés sur le trou 13 où il a manqué son putt et m’a challengé sur la ligne que je lui avais indiquée. Il est ensuite revenu 2 fois sur sa ligne de putt mais il a aussi pushé le coup. Cette situation fut résolu lorsque son partenaire suiva ma ligne et rentra le putt. Ce docteur ne me parla plus jusqu’à la fin du parcours.

Mais quel bel beau métier cela peut être tout de même. Surtout lorsque vous avez un groupe qui apprécie le jeu pour ce qu’il est et que le soleil brille et que des vagues blanches arrivent sur la plage.

Si vous avez fait eu un haggis, terminé le parcours et eu fait un birdie tout en dormant au Jigger Inn, cela ne peut pas être mieux que ça.

N’hésitez pas à vous rendre sur son site pour lire encore plus d’histoires.

www.thekiltedcaddie.com

Nicolas BYKOFF
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Ecrire sur le golf ? Pourquoi pas ? Cela fait plus de 10 ans que je joue au golf, et après avoir fait des stages d'arbitrages, eu ma licence d'agent de joueur, et avoir travaillé pendant trois ans en tant que starter, je m'octroie la légitimité d'écrire sur le golf.
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